Il était 18 heures, l’heure où en général je commence à ranger mon bureau, en pensant à l’apéro bien mérité qui m’attend. Mais ce jour-là, en fermant la porte du coworking, mon téléphone a sonné. C’était Jean-Mich’, le roi de la réunion surprise. « José, faut qu’on parle du dossier Dupont, c’est urgent. » En bon Provençal, j’ai soupiré intérieurement, mais bon, on ne refuse pas Jean-Mich’.
La réunion qui n’en finissait pas
On s’est retrouvés au bistrot du coin, en se disant que ça serait rapide. Mais comment dire… on connaît la chanson. Entre deux gorgées de pastis, le dossier Dupont est devenu un débat passionné sur la stratégie de l’agence pour les dix prochaines années. À croire qu’on avait réinventé le monde. Et pendant ce temps, mon plateau d’anchoïade refroidissait, cruel sort pour un apéro qui s’annonçait prometteur.
Les heures ont passé à la vitesse d’un escargot sous Lexomil, et la fatigue s’est installée comme un vieux chat sur un coussin. Mes paupières pesaient plus lourd que mes factures EDF, mais Jean-Mich’ continuait de refaire le monde, bien aidé par quelques verres. On a fini par conclure sur un « on verra ça demain », sauf que demain, c’était déjà aujourd’hui. 23 heures passées, il était temps de rentrer.
Le retour à la maison et la chute
En rentrant, je me suis dit que ma moitié allait sûrement me demander où j’étais passé. « Encore une réunion ? », elle dirait. Et moi de répondre, un sourire en coin : « Oui, mais cette fois, c’était arrosé. » En vrai, j’étais plus prêt à m’écrouler sur le canapé qu’à raconter les détails de notre épopée administrative.
Au final, ce n’était pas la soirée que j’avais imaginée, mais au moins, j’avais appris une chose : jamais sous-estimer le pouvoir d’un apéro transformé en réunion. Un jour, je prendrais ma revanche sur ce dossier Dupont, mais ce soir-là, c’est mon oreiller qui l’a emporté.
Alors, mes amis, la prochaine fois que vous pensez à un apéro relax, méfiez-vous, ça pourrait bien finir en marathon de brainstorming. Et si vous voyez Jean-Mich’, rappelez-lui que ce n’est pas la peine de nous tenir éveillés pour conclure sur un « à demain ». Allez, on se retrouve au prochain apéro, version light. Promis.